Partage de la mise en scène (1/2)

PLM - Perspectives sur la mer

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le 28 octobre 2026

Essais-vidéo et courts-métrages réalisés par des étudiant·es de l’ENS de Lyon et de Lyon 2 dans le cadre des séminaires « Cinéma et imaginaires d’Internet » et « Partages de la mise en scène dans le cinéma documentaire contemporain » donnés par Ariane Papillon, A.T.E.R en études cinématographiques, en 2025-2026 à l’ENS de Lyon (master Pensées du cinéma).

Ce court-métrage de non-fiction part d’une expérience personnelle : celle d’une famille, de cœur ou de sang, prise entre trois villes : Paris, Lyon et Marseille. La ligne Paris-Gare-de-Lyon à Marseille Saint-Charles, passant par Lyon, était « l’artère impériale » du réseau ferroviaire français sous l’Empire. Si la ligne PLM a permis une interconnexion des villes, son amélioration dans les années 2000 a aussi été à l’origine d’une gentrification de Marseille. Moi-même fasciné·e par la ville, je souhaitais comprendre cette fascination qui faisait de moi un·e « bandeur·euse de Marseille ». J’ai ainsi demandé à une amie, Gabrielle, et à mon frère, Samuel, de filmer des moments de leur vie à Marseille. En point de fuite, la mer, et tout autour, une ville où il ne fait pas toujours beau, où les ports de pêcheurs sont devenus des hot-spot, et où la scène musicale ne se limite pas à JUL. 

La·e spectateur·ice naviguera sur la ligne PLM et dans les rues de Marseille, guidé par des voix qui se répondent. Les images reprennent tantôt les codes esthétiques inspirées des réseaux sociaux et tantôt ceux de la culture cinématographique. Le son est empreint d’un discours politique situé, le discours anticapitaliste, antifasciste et antiraciste. Parce que ce qui se joue à Marseille est politique. Et comme les personnages de ce court-métrage, j’ai souhaité présenter ce problème politique par le regard artistique, en l’occurrence ici, au travers de « perspectives ». L’écran, double des lignes à grande vitesse, rassemble à l’image des proches distancé·es mais joue aussi sur la frustration de ne pas les voir comme on le voudrait, de ne pas tout comprendre de leur histoire. Ainsi, j’avertis ma·on spectateur·ice : ce film ne se veut d’aucune objectivité. Il explore des subjectivités plurielles, parfois invisibles, insaisissables, toujours mouvantes, partiales et pétries de biais.